Publicité Votre publicité ici !

Un témoignage qui téléporte dans le temps jadis

L’architecture rurale de la Moldavie d’aujourd’hui constitue un tableau éclectique – aux côtés des maisons modernes, on peut retrouver des chaumières qui évoquent fidèlement une autre dimension temporelle.

L’auteure du témoignage ci-dessous, en se promenant à Dănuțeni (banlieue de la ville d’Ungheni), a visité la maison de mère Elena. La description minutieuse et expressive permet d’imaginer l’ambiance dans cette maison qui n’a pas fort changé le long de plusieurs décennies.

Une petite maison paysanne, comme dans les temps de mes arrière-grands-parents, a attiré mon attention. Dressée sur une pente, elle semble tirée d’un tableau. Puisqu’elle est vieille, la maison a été renforcée par une fondation durable pour éviter qu’elle ne s’abîme. Des marches ont également été construites. Cela crée un contraste intéressant entre « jadis » et « maintenant ».

Malgré les légères modifications que son aspect extérieur a subies, son authenticité n’a pas été atteinte. Au contraire, la maison a un charme particulier, elle a l’air d’inviter à la découvrir, à rencontrer ses propriétaires… J’ai eu envie de prendre des photos, d’immortaliser cette image d’une maison qui garde encore un peu de « jadis ».

Près du portail, j’ai fait un peu de bruit dans l’espoir qu’on m’entende et qu’on sorte. Le « gardien » de la cour, un petit chien au pelage noir, s’est mis à aboyer, faisant savoir qu’il y avait des visiteurs. Peu après, j’ai vu dans l’embrasure de la porte une femme qui devait avoir plus de 70 ans - en robe fleurie et en fichu. Elle m’a invitée dans la cour.

Près du coin de la maison, à un mètre de distance, j’ai vu une table et une chaise en bois, à côté - deux bûches. Non loin de là – une annexe où « se repose » un four dans lequel la maitresse de la maison faisait cuire du pain, des plăcinte ou d’autres friandises.

Mère Elena vit seule, car ses enfants sont dispersés dans le monde entier. Joyeuse, elle m’accueille avec beaucoup d’hospitalité dans sa petite maison qui paraît être détachée d’un conte de fées. Et quand je dis « petite », j’utilise exactement le bon mot pour la décrire : la maison ne comporte que deux pièces, la pièce dans laquelle elle vit au quotidien et la « casa mare ».

Elle m’invite dans sa maison modeste. La porte, écaillée par le temps et les intempéries, laisse voir la deuxième couche de peinture dont elle avait été recouverte il y a de nombreuses années. Maintenant, c’est un mélange de couleurs, une combinaison de marron décoloré par le soleil entrecoupé de taches bleuâtres.

Je franchis le seuil et je suis dans un petit hall d’entrée qui bifurque : en avant - vers la chambre à coucher et à droite – vers la casa mare.

J’ai l’impression de me téléporter dans les temps de nos ancêtres ! … D’autant plus que mère Elena me dit que sa maison a plus de cent ans et que sa mère était née, avait grandi et vécu lors de 93 ans dans cette maison qui garde tant de souvenirs…

Les murs intérieurs des chambres sont peints à la chaux. La pièce où vit la maitresse de la maison est étroite et modestement meublée, avec seulement des choses strictement nécessaires : un lit, une armoire et le poêle à bois qui la réchauffe en hiver. Dans l’autre pièce - casa mare - elle garde ses souvenirs : des objets anciens et beaucoup de photos.

Mère Elena aime beaucoup raconter la vie d’autrefois en parlant des personnes qui sont sur les photos en noir et blanc. Elle dégage beaucoup d’énergie et un optimisme indescriptible. Elle ne se plaint de rien et elle est contente de ce qu’elle a. Ce qu’elle souhaite de plus c’est de la santé.

Source : https://expresul.md/2023/08/foto-la-pas-prin-danuteni-in-ajun-de-hram-in-ospetie-la-matusa-elena/

Le 10 août 2023

Revenir en haut
Soutenir par un don