
Hanuța Vacari a 80 ans et elle est toujours très active. Dès qu’on entre dans la cour de sa maison, on s’aperçoit que quelqu’un de très laborieux y habite - tout est à sa place, le jardin est bien soigné.
Quant à sa maison, belle et spacieuse, dès qu’on franchit son seuil, on a l’impression de revenir dans une autre époque - seule une ampoule économique rappelle qu’on est en 2022.
Les murs de la maison de mère Hanuța, comme le plancher sont décorés de tapis traditionnels tissés par elle-même et par sa mère. Les meubles sont tous recouverts de belles tresses faites à la main par la propriétaire de la maison. Dans la pièce principale - Casa Mare- il y a un sofa en bois, dotal lui-aussi. Dans l’armoire, plein de choses pour son dernier chemin.
« J’ai beaucoup tissé dans ma vie. Au printemps, en été et en automne, je travaillais dans les champs, mais en hiver, avec ma grand-mère et ma mère, je tissais des tapis. Ce sont elles qui m’ont tout appris. Ensemble, nous inventions des ornements et des fleurs sur les tapis, ainsi que les combinaisons des couleurs que nous pensions être les plus belles.
Maintenant, je ne tisse plus, car ma vue est faible, mais je garde toujours dans le grenier de ma maison le métier à tisser, raconte Hanuța Vacari. Le tapis le plus cher pour moi est celui dotal, offert par ma mère hérité de sa mère, donc ma grand-mère. Je le garde comme quelque chose de sacré ».
Selon mère Hanuța, autrefois, toutes les paysannes moldaves tissaient des tapis à la main, la laine étant teinte avec des colorants naturels que les femmes préparaient à partir de plantes, selon les recettes transmises de génération en génération. La dot de mariage d’une jeune fille comprenait obligatoirement des tapis pour sa nouvelle maison. Ces tapis étaient ornés de motifs censés apporter de l’abondance à la jeune famille.
D’après un article publié sur https://ziarulnostru.info/2022/07/21/matusa-hanuta-din-satul-drochia-are-cele-mai-frumoase-covoare/
Le 30 août 2022